2005/04 - Création et Histoire du Comité de Défense de la Gynécologie Médicale (CDGM)
Considérant que la suppression de la gynécologie médicale faisait courir un grand danger aux femmes, le CDGM est né en 1997 à Albi.
Le CDGM réalise sa première étude qui souligne que 60% des femmes consultent spontanément leur gynécologue médical(e) et s’imposent un suivi gynécologique régulier grâce à la confiance qu’elles ont acquise dans ces spécialistes.
Se profilait de surcroît la menace du passage obligatoire par le médecin référent pour accéder au gynécologue.
Si les femmes, dans ce domaine intime, n’ont plus la liberté de choisir et d’accéder directement à leur gynécologue, beaucoup d’entre elles ne consulteront plus, surtout les jeunes.
Les femmes et les médecins, associés dans une même action, définissent deux demandes :
Restauration d’un diplôme autonome de Gynécologie Médicale, distinct de celui de la spécialité chirurgicale de Gynécologie Obstétrique.
Garantie du libre accès au gynécologue de son choix, sans pénalisation de remboursement par la Sécurité Sociale.
Ces revendications figurent sur notre pétition dont le nombre des signataires n’a cessé de progresser, grâce à la mobilisation des femmes et des comités dans chaque région.
2000 - Première manifestation nationale à Paris, le 25 mars 2000.
Femmes et hommes, venus de toute la France, défilent. Plus de 15.000 manifestants réclament toujours l’autonomie du diplôme et la garantie du libre accès sans pénalisation financière pour cette spécialité de santé publique, médecine préventive par excellence.
2000 - Mise en place du diplôme à double option : gynécologie obstétrique (GO) et gynécologie médicale (GM), dit diplôme Gillot.
Madame Gillot, Secrétaire d’état à la Santé, crée un DES à double option : Gynécologie Obstétrique et Gynécologie Médicale qui ne répond pas à la demande du Comité : quelques rares internes seulement choisissent l’option GM, qui reste dans la filière chirurgicale. Le CDGM renforce sa campagne de mobilisation. De nombreuses conférences de presse sont organisées,le nombre des signataires augmente de jour en jour : 1.000.000, 1.500.000... jamais une pétition n’a rencontré un tel écho !
2001- Deuxième manifestation nationale à Paris, le 13 octobre 2001.
Face au refus du Ministère, les femmes persistent et signent, toujours et encore, et "portent à Matignon 2.000.000 de signatures", l’un des slogans de cette manifestation qui réunit à nouveau 15.000 personnes.
2002- Jean-François Mattei, Ministre de la Santé, s’engage à créer un DES autonome de Gynécologie Médicale.
Cédant à la pression des femmes, le Ministre reçoit le CDGM en Juin 2002 : il s’engage à créer un DES autonome et reconnaît la nécessité de l’accès direct au spécialiste pour cette discipline.
2003 - 2ème enquête du CDGM et parution du décret d’application de la loi (JO du 01/02/2003).
Les femmes et le CDGM continuent de se battre : le décret d’application de la loi est publié (février 2003) et l’enseignement de cette nouvelle spécialité officialisé par une maquette de formation, publiée au JO en Avril 2003. Le CDGM initie une nouvelle enquête, à laquelle répondent plus de 600 gynécologues médicaux : les prévisions de départ à la retraite qui vont s’intensifier les prochaines années et ne sont compensés soulignent une situation alarmante : le nombre des gynécologues médicaux s’amenuise considérablement (1720 en 2001). Leurs emplois du temps de plus en plus chargés et les délais de rendez-vous atteignant plusieurs mois, certains d’entre eux sont contraints de refuser de nouvelles patientes.
2004-Troisième manifestation nationale à Paris, le 19 juin 2004.
Couverte par de nombreux médias, elle réunit 15.000 manifestants. Une délégation du CDGM est reçue par Philippe Douste-Blazy, Ministre de la Santé, qui se dit favorable à la création des postes d’internes demandés et promet l’accès direct au spécialiste sans pénalisation financière.
Le CDGM attend toujours :
Les 119 postes d’internes par an nécessaires au simple renouvellement des effectifs, faute de quoi il ne restera que 200 gynécologues médicaux en 2020 pour plus de 22.000.000 de femmes de 15 à 74 ans (recensement 99).
Un accès direct réel au spécialiste, non soumis à conditions ou pénalisation financière
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